Elle cire le parquet, au pur malt whisky,
Elle fume des Dunhil internationales.
Elle subit sa vie, se moque de nos avis.
Elle change d'amants ; elle aime, comme elle ment.
A part ça, tout va bien
A part ça . A part ça.
Elle voit plein de sang, par-dessus l'écran,
Va de la violence, à l'indifférence.
Elle voit les fissures, lui briser le coeur,
Va droit dans le mur, elle dit sans rancoeur :
A part ça, tout va bien
A part ça . A part ça.
Paroles et Musique : Arnaud Delfy
Tous droits réservés par Arnaud Delfy, janvier 2000.
On t'a dit : "c'est perdu d'avance", mais tu croyais avoir ta chance.
Tu vis tes rêves les plus fous ; peu importe si tout le monde s'en fout !
Tu vois tes désirs les plus chers, tu les emporteras sous terre.
Quels rêves pour idéaliser ? Quels rêves faut-il réaliser ?
Tu y crois, tu restes combatif. Car c'est pour ça, que tu es là.
Et tu y crois,. tu y crois, encore. tu y crois.
Tu n'es pas né au bon endroit, et puis l'école, c'est difficile.
Tu n'as pas pu faire les bons choix : "vivre sa vie", une chance sur mille !
Perdre du temps, c'est inutile ; "gagner sa vie" : pas si facile !
Prendre son temps, pas si futile ; "Vivre sa vie" : une chance sur mille !
Qui parle d'autres vies ailleurs ? Tu préfères affronter tes peurs.
Qui parle d'autres vies après ? C'est aujourd'hui que tu es prêt.
Tu sais que tes désirs déçus ont fait bien trop de résistance,
Le passé dont tu es issu ne te donnera pas d'autre chance.
Comme tu y crois, Tu y crois encore,
Tu restes combatif. Tu t'y vois déjà
Car c'est pour ça, Le prix des efforts.
Que tu es là. Et tu y crois.
Tu te sens plus fort, Tu es là pour ça,
Tu y crois encore.
On t'a dit : "c'est perdu d'avance", mais tu croyais avoir ta chance.
Qui parle d'autres vies après ? C'est aujourd'hui que tu es prêt.
Il y a tes combats perdus : tu les avoues sans complaisance.
Le présent dont tu as l'issue est bel et bien ta seule chance.
Quels rêves pour idéaliser ? Quels rêves faut-il réaliser ?
Comme tu y crois.
Paroles et Musique : Arnaud Delfy
Tous droits réservés par Arnaud Delfy, Paris, juin 2006.
Aperçue à travers la glace,
C'est du regard, que je l'embrasse !
Les semblants de vie, de nuit ;
Vue sur le tard, prise d'ici.
La télé éclaire peut-être
Le carré bleu de sa fenêtre.
J'ignore tout d'elle, et c'est tant mieux !
Jamais un signe, travers de glace.
Elle se prélasse, - c'est délicieux !
En reflets bleus, elle se dépasse !
Vue ! A Distance.
Elle se balance !
Ses traits s'effacent,
J'en. reste sur place !
Vue ! A Distance.
Elle se balance !
Ça me dépasse !
Elle. reste de glace.
Et je l'embrasse.
Du regard. A distance.
Elle envoie ses lumières bleutées,
Dans l'obscurité, et en silence.
Parfois, j'y vois des avances,
D'où naissent certaines nuances bleutées.
Que disent donc ces chinoiseries,
Filtrées par les rideaux de soie ?
Que taisent donc les lumières bleues
De la danseuse que j'aperçois ?
Vue ! A Distance.
Elle se balance !
Ses traits s'effacent,
J'en. reste sur place !
Vue ! A Distance.
Elle se balance !
Ça me dépasse !
Elle. reste de glace.
Paroles et Musique : Arnaud Delfy
Tous droits réservés par Arnaud Delfy, Paris, janvier 1999.
Tu sais bien pourtant, comme le temps joue des tours ;
Tu vois maintenant, mon amour, sans détour.
Tu dis bien à temps, tous les mots de velours.
Tu sais bien comment réinventer l'amour.
Je te dis en confiance, pourquoi je suis à toi ;
Je l'avoue sans défiance, j'espère que tu nous vois ;
Nous vivrons sans délais, le grand amour, le vrai,
Gravons-le, à la craie, sur le noir de nos plaies.
Tu sais bien pourtant, l'essentiel, en amour,
C'est prendre son temps, quand s'envolent les jours.
Tu sens bien, sûrement : que valent nos différends ?
A deux, l'important, c'est l'amour, à plein temps.
Tu sais bien pourtant que la vie est injuste ;
Nous prendrons le temps : à deux, on réajuste.
On s'aimera longtemps, quitte à dire pour toujours.
On saura comment réinventer l'amour.
Je te dis en confiance, pourquoi je suis à toi ;
Je l'avoue sans défiance, j'espère que tu nous vois;
Nous vivrons sans délais, le grand amour, le vrai,
Gravons-le, à la craie, sur le noir de nos plaies.
Tu sais bien pourtant comme le temps joue des tours ;
On vit maintenant notre amour, sans détour.
On s'aimera longtemps, quitte à dire pour toujours.
On saura comment réinventer l'amour.
Réinventons l'amour...
Paroles et musique : Arnaud Delfy
Tous droits réservés par Arnaud Delfy, Paris, février 2006.
Là, une ombre sur le lit.
Drôle de nuit, mal à l'aise !
Là, une ombre ou est-ce un pli ?.
Et les choses. qui se taisent !
Il y a un doute sur cette vie.
Insomnie, rien n'apaise.
Il y a un doute sur toute envie.
Et les choses. qui nous pèsent !
Où va le sommeil introuvable ?
Où va le soleil intouchable ?
Où va le sommeil insondable ?
Il y a ce monde qui nous échappe,
Sans repos, impassible.
Il y a ce monde sans qu'on réchappe
Au bonheur. impossible.
Il y a des heures irréversibles,
Et les nuits, les mauvaises.
Il y a des heures extensibles,
Et les choses. qui nous lèsent.
Où va le sommeil introuvable ?
Où va le soleil intouchable ?
Où va le sommeil insondable ?
C'est l'heure blême des fantômes.
« - Un problème de moutons ? Comptez jusqu'à. 10 000 ! »
On croit pouvoir. et l'on divague :
« - Finistère, Finistère : c'est l'appel du large !
- Dis coquillage, bel instrument, quelle mer est sur écoute ? »
Où va le sommeil introuvable ?
Où va le soleil intouchable ?
Où va le sommeil insondable ?
Où va le sommeil ?
Paroles et musique : Arnaud Delfy
Tous droits réservés par Arnaud Delfy, Paris, novembre 2003.